dimanche 7 juin 2020

vendredi 29 mai 2020

29 mai 2020

Aujourd'hui, l'Église nous donne l'exemple d'Ursule Ledóchowska sur la façon dont nous pouvons aider le monde à connaître l'amour du Cœur de Jésus pour tous les humains.
Meilleurs vœux à toutes les sœurs d'Ursule Ledóchowska.
Notre communauté commence aujourd'hui la neuvaine pour célébrer le 100e anniversaire de notre famille religieuse. 

Chant de la confiance - Jubilé des Sœurs Ursulines du Coeur de Jésus Agonisant :
"Je garde confiance dans les orages
Près de toi, mon Seigneur et mon Maître"
 Que les paroles de Sainte Ursule Ledóchowska nous accompagnent pour les 100 prochaines années

Pieśń ufności - jubileusz Sióstr Urszulanek Serca Jezusa Konającego

Lien · youtube.com 

dimanche 24 mai 2020

Avec Ste Ursule, notre Fondatrice vers la fête de 100 ans de la Congrégation


La Fondatrice
Qui est-elle ?

 Elle est née le 17 Avril 1865, en Autriche, un lundi de Pâques. - Son prénom de naissance est Julie.
Elle entre à 21 ans chez les Ursulines de Cracovie, et prend le nom de Sœur Ursule.
La révolution de 1905 en Russie lui donne le désir de s’y rendre, elle y partira en 1907 ayant obtenu du pape l’approbation nécessaire, ainsi que, dans un 2è temps, l’accord de l’érection de la maison St Saint-Pétersbourg en couvent autonome.
1914 – déclaration de guerre. Expulsée de Russie Mère Ursule se réfugie en Scandinavie et lors de la révolution de 1917, demande à ses sœurs restées à Saint-Pétersbourg de la rejoindre.
"Ce n’est qu’en 1919 qu’elle peut envisager de retrouver son couvent d’origine à Cracovie, revenant dans sa terre natale avec 36 jeunes sœurs qui s’étaient jointes à elle, et une quarantaine d’orphelins de guerre qu’elles avaient accueillis.
Mais les circonstances, ne rendent plus possible la réintégration de ce groupe au couvent de Cracovie ; ainsi Mère Ursule se verra contrainte de fonder une nouvelle branche d’Ursulines, les Ursulines du Cœur de Jésus agonisant, dont elle recevra l’accord, le 7 juin 1920 puis l’approbation des constitutions en 1923.
Toute sa vie, Mère Ursule s’ouvre à la volonté de Dieu à travers les événements qui surviennent, elle s’adapte à toutes les situations ; elle qui a connu l’exil, l’incompréhension, les contradictions, elle ancrera sa vie dans la prière et la confiance en Dieu.
En 1939, à l’heure de sa mort, elle avait accueilli un millier de sœurs dans 64 communautés en Pologne, mais aussi en Italie et en France. 
Mère Ursule a été canonisée en 2003 à Rome.
La mission des Ursulines s’exprime par ces paroles de leur Fondatrice : "Conduire à Jésus, faire connaître la bonté infinie de son Cœur".
Attentives à la parole de Jésus Agonisant "J’ai soif", elles consacrent leur vie au service des petits et des pauvres.
Parlant du Cœur de Jésus, elle dira : "Qu’Il soit la source de votre joie, de votre paix, de votre bonheur". 
Aujourd’hui, 750 sœurs vivent dans les cinq continents, Nous sommes 16 dans la province de France-Allemagne. 
 








mardi 28 avril 2020

Nouvelles de nos soeurs de Philippines

(Cette lettre de nos sœurs de Philippiennes nous a bien touchée)
.

Comme c'est déjà devenu une tradition de longue date, nous avons commencé le Carême le mercredi des Cendres par une messe en prison. Compte tenu des nouvelles à venir sur le coronavirus, nous avons donné aux prisonniers des colis alimentaires et des produits d'hygiène.
Nous avons également demandé au chef de la prison une date de retraite et de confession. Comme jamais auparavant, la réponse est venue à la vitesse de l'éclair et le 4 mars, les aveux ont pu avoir lieu. Nous avons rapidement trouvé des prêtres pour que les prisonniers puissent jouir du sacrement de la pénitence.
 Puis, le 9 mars, toutes les prisons ont été officiellement fermées aux visiteurs. À partir de ce moment, nous avons commencé à prier intensément le chapelet et l'adoration du Saint-Sacrement dans l'intention de guérir le monde de la pandémie.
 
Le 10 mars, avec les frères de Mère Teresa, nous avons réussi à distribuer de la nourriture pour environ 300 familles vivant autour d'une décharge.
 Malheureusement, nous ne sommes plus parvenus à atteindre les 30 familles vivant dans la décharge la plus éloignée, appartenant à la paroisse de St. Jean-Paul II à Tanz, car le 16 mars, le président a annoncé la fermeture de toute l'île.
Cela s'est produit soudainement, tout les villes ont été bouclées.
Les transports publics se sont arrêtés, la plupart des gens ont perdu leur emploi. 
 Les familles n'étaient pas préparées à une telle situation. Ici, les gens vivent au jour le jour, ils ne peuvent pas se permettre d'acheter de la nourriture pour toute la semaine pour la famille.
 Il n'y a pas de garde-manger, la plupart n'ont pas de réfrigérateur et la nourriture se gâte très vite à cause du climat chaud
 C'est pourquoi la faim a rapidement commencé à frapper les pauvres. Voyant ce qui se passait, profitant du privilège d'avoir une voiture, nous avons rapidement demandé aux autorités locales la permission de nous déplacer plus librement et de faire les courses pour d'autres personnes également.
Nous avons acheté plus de 1000 kg de riz ( 1 tonne !) et d'autres conserves sur le marché. En outre, la "Rivière de lait" est venue avec de l'aide. qui a ajouté un paquet de lait à chaque paquet de nourriture. Pour beaucoup d'enfants, c'était le seul ajout au riz.
Nous avons réussi à contacter le seul distributeur de lait qui avait la permission d'entrer dans notre ville et grâce à cela, la "rivière de lait" n'a pas cessé de couler.

 Comme tous les villages étaient fermés, nous avons dû arrêter toutes nos activités apostoliques (nourrir 100 enfants de la paroisse de Jean-Paul II, visiter des familles dans des décharges, des prisonniers, construire des maisons pour les pauvres, rencontrer des enfants adoptés), mais cela ne nous a pas rendus "oisifs".
 
Un appel nouveau et difficile est né avant nous pour prendre soin des familles vivant à notre portée, qui ont besoin d'aide, en particulier de nourriture pour survivre à la période difficile de la pandémie. Nous avons donc adopté une approche énergique du travail

Une fois par semaine, nous avons atteint 120 familles. Les familles qui vivent près de chez nous sont venues chercher un paquet de nourriture chez nous. Pour les plus éloignés, nous avons discrètement distribué la nourriture en voiture.
 Nous avons clairement réalisé l'importance d'une petite quantité de riz, et nous avons tous accepté les paquets les larmes aux yeux, remerciant Dieu de ne pas les avoir laissés. Nos familles d'adoption se sont retrouvées dans une situation désespérée, et nous les avons souvent entendues dire qu'elles ne mourraient pas du virus mais de faim !
Caritas Manille nous a également aidés. Nous avons reçu 90 chèques = 1000 pesos chacun, pour lesquels les familles les plus pauvres pouvaient acheter de la nourriture au supermarché. 
Nous avons donc passé la quasi-totalité du Carême à emballer et à distribuer de la nourriture. Nous avons aussi discrètement livré de la nourriture une fois par semaine aux Sœurs  Servantes du Saint-Esprit de l'Adoration Perpétuelle, nos voisines.
 Après le licenciement de presque tous les employés, ils se sont retrouvés dans une situation très difficile, isolés de tous les donateurs.
 
Trois fois nous avons pu rencontrer nos sœurs d'Amadeo sur un chemin de terre fermé pour leur donner de l'eau et de la nourriture parce qu'elles étaient complètement séparées des possibilités d'achat, après les fêtes la route a été ouverte au marché, pour qu'elles puissent acheter de la nourriture elles-mêmes
 Tout le temps, nous pensions à la manière de livrer des paquets de nourriture et de lait à 30 familles depuis la décharge, que nous n'avions pas réussi à atteindre avant la fermeture, en imaginant combien la situation était difficile. Après une conversation avec le Père curé, nous avons réussi à nous rencontrer au poste de contrôle où nous avons remis les colis de voiture en voiture et le prêtre les a emmenés à la décharge.
 Cela ressemblait à une conspiration de l'époque de la guerre, car tous les points de contrôle sont gardés par l'armée et la police. Après avoir expliqué, les soldats nous ont permis de remettre les colis et ont été émus par ce geste.
 Depuis le 27 mars, nous n'avions plus la possibilité d'assister à la messe, nous avons donc écouté l'émission à la télévision avec la réception de la Sainte Communion. 
La Semaine Sainte approchait, nous avons prié intensément pour les prisonniers avec lesquels nous vivions le Triduum chaque année, car c'était le seul moyen de les atteindre, 
Nous avons également réfléchi à la manière de les aider car ils se trouvaient dans une situation dramatique.
 
Nous étions en contact permanent avec les gardes. Quelle fut notre joie lorsque nous avons reçu la nouvelle de leur expérience des 3 Grands Jours... Lorsque nous ne pouvions pas leur rendre visite, la graine de foi que nous avons essayé de semer dans le cœur des prisonniers lors de nos messes et réunions dominicales a porté ses fruits. Dieu lui-même a pris soin d'eux par le biais des gardes. Contre toute attentet à notre communauté, a envoyé
un prêtre qui venait chaque jour célébrer la liturgie du Triduum dans notre petite communauté, nous avons reçu ce grand cadeau avec une grande joie, en priant encore plus intensément pour tous ceux pour qui la participation au Triduum était impossible.
  Juste après le dimanche de Pâques, nous avons réussi à obtenir des autorités locales l'autorisation d'acheter des articles de toilette pour 800 prisonniers qui commençaient à avoir de graves maladies de peau en raison du manque de mesures d'hygiène. Ce n'était pas si facile, en raison des restrictions importantes sur l'achat de produits supplémentaires. Cependant, nous avons réussi à faire une chose presque impossible et exactement le jour de l'anniversaire de Sainte-Ursule, les prisonniers ont reçu des articles de toilette, qui ont été enlevés de notre maison par des gardiens qui nous ont été amenés de deux prisons.
 Malgré la situation difficile dans laquelle tout le monde se trouve soudainement, nous faisons toujours l'expérience de la gentillesse, de la solidarité et de la bonté entre nos voisins. Toute personne vivant dans le dénuement partage ce qu'elle a, ce qui permet de construire de belles relations entre les gens.
 
 Nous continuons à remercier tous ceux qui soutiennent notre mission. Grâce aux sacrifices que nous recevons pour divers projets, nous pouvons aider de nombreuses familles à survivre. Nous exprimons notre gratitude dans la prière, en demandant la générosité des dons de Dieu à tous nos bienfaiteurs. L'acte de gentillesse envers les pauvres ne sera jamais oublié.
                                                                                                 

Sœurs de Philippines

lundi 20 avril 2020

Pâque à Chambéry

Dès le début, de confinement,  nous avons la chance de participer à la messe quotidienne dans notre maison. Elle est célébrée par le père Valéry, notre voisin, Congolais de nationalité italienne. Nous avons vécu le Triduum pascal de cette année dans un cercle très étroit. Seul une jeune doctorante qui vit dans notre bâtiment nous a rejoint. Le Jeudi Saint, après la belle liturgie de la dernière Cène, nous avons eu une heure d'adoration dans notre chapelle. Les textes bibliques étaient entrecoupés de méditations, de chants de Taizé et de prières spontanées pour chacun d'entre nous...
 Le Vendredi Saint, la liturgie de la Passion a eu lieu à 15 heures pour faire le lien avec le Christ mourant sur la croix pour chaque homme. Le soir, nous avons fait l'expérience du chemin de croix avec le pape François et le monde entier, qui grâce aux médias ont pu créer cette belle communauté de prière. C'était une expérience très forte de l'universalité de l’Église...
Le samedi de Pâques, après la tombée de la nuit, à 21 heures, nous avons célébré la veille de Pâques avec tous les rythmes prévus pour cette belle liturgie : la dédicace du feu, la "lumière des bougies", la bénédiction de l'eau, la litanie de tous les Saints...
Le dimanche de la Résurrection, nous avons vécu une Sainte Messe solennelle, joyeuse, bien que dans une si petite communauté de quatre personnes, suivie d'Urbi et Orbi et d'un repas solennel avec le Père Valéry.
Pendant ce temps, nous avons prié avec ferveur et continuons à prier pour tous ceux qui ne pouvaient pas et ne peuvent pas participer à l'Eucharistie.

Le Christ est ressuscité ! Alléluia ! Christ est Ressuscité ! Alléluia !

Sr Renata Miszczuk, Sr Véronique Minet
Chambéry

samedi 18 avril 2020

Le Confinement vécu à Virieu et dans notre Diocèse

L’extension de la pandémie du Covid-19 a conduit en France le Président de la République et le gouvernement à prendre des mesures contraignantes pour freiner la diffusion du virus. « Rester chez soi, c’est sauver des vies ».
Notre évêque a envoyé deux vidéos sur internet aux chrétiens du diocèse.
Notre Curé le Père Sébastien écrit aux paroissiens : « l’épreuve du coronavirus nous fait prendre conscience de notre vulnérabilité, de la fragilité de la vie. Elle nous invite à avoir un comportement responsable et à compter sur Dieu. Le confinement est difficile à supporter, il est vrai ; mais il nous donne à vivre, en ce Carême 2020 un désert plus strict que d’habitude, qui peut aider à mieux nous centrer sur l’essentiel ».

Les trois sœurs de la Communauté Sainte Ursule situées dans le village de Virieu, ont vécu comme tous les chrétiens, et en communion avec l’Eglise tout entière, sans les sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation. Nous avons suivi tous les jours la messe du Pape à la maison Sainte Marthe au Vatican, et tous les offices du Triduum Pascal, la Vigile Pascale et le Jour de Pâques grâce à la télévision KTO. Le Pape François a expliqué très clairement que dans ces circonstances, nous pouvions nous adresser directement à Dieu, avec un cœur contrit et aimant pour demander pardon et recevoir une communion de désir : 
 « À tes pieds, ô mon Jésus,
je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme
dans son néant et Ta sainte présence.
Je t’adore dans le Saint Sacrement de ton amour,
désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t’offre.
En attente du bonheur de la communion sacramentelle,
je veux te posséder en esprit.
Viens à moi, ô mon Jésus, pour la vie et pour la mort.
Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et la mort.
Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit-il. »

Nous avons offert une somme d’argent correspondant aux dépenses de carburant de nos voitures non utilisées pendant le confinement, à la « Fondation de l’Abbé Pierre », qui se charge des plus démunis en logement et en nourriture, et qui a lancé un appel de détresse à la Télévision.
Notre curé et son vicaire ont béni pour le dimanche des Rameaux, dans leur presbytère, des branches de buis qui seront distribuées aux paroissiens après le confinement. 
Nous avons partagé la Parole de Dieu, si riche en cette période de l’année, par mail ou par téléphone avec toutes les personnes de nos groupes de réflexion et de prière, un peu plus d’une soixantaine. De nombreuses personnes : voisins, connaissances, familles, sœurs, ont pris régulièrement de nos nouvelles. 
Chaque semaine les malades du Centre de Soins de Virieu ont reçu des messages d’Espérance envoyés par sœur Françoise et son équipe empêchés de venir porter la communion et la communauté parallèlement a fait, pour les soignants un grand gâteau de chocolat  signifiant notre soutien.
Ce confinement, loin de nous isoler, nous a mises en lien avec une multitude de personnes et une grande communion s’est communiquée entre tous. Cela a été la JOIE de la Résurrection ! 

Rozprzestrzenienie się pandemii Covid-19 skłoniło Prezydenta Republiki i rząd Francji do podjęcia wiążących środków w celu ograniczenia rozprzestrzeniania się wirusa. „Pobyt w domu ratuje życie”.
Nasz biskup wysłał do chrześcijan w diecezji dwa filmy wideo.
Nasz probosz, ojciec Sébastien, pisze do parafian: „Doświadczenie koronawirusa uświadamia nam naszą podatność na zagrożenia, kruchość życia. Zachęca nas do bycia odpowiedzialnym i liczenia na Boga. Prawdą jest, że pzebwidanie jest trudne; ale pozwala nam pzeżyćie w tym Wielkim Poście 2020 pustynię bardziej surową niż zwykle, co może pomóc nam lepiej skoncentrować się na tym, co najważniejsze.
Trzy siostry wspólnoty Świętej Urszuli znajdujące się we woiscie  Virieu żyły jak wszyscy chrześcijanie, w komunii z całym Kościołem, bez sakramentów Eucharystii i Pojednania. Codziennie uczestniczymi we Mszy  Papieską w domu Sw. Marthe w Watykanie oraz wszystkie liturgicha Pascala Triduum, Wigilii Paschalnej i Dnia Wielkanocnego dzięki telewizji KTO. Papież Franciszek wyjaśnił bardzo jasno, że w tych okolicznościach możemy rozmawiać bezpośrednio z Bogiem skruszonym i kochającym sercem, prosząc o przebaczenie i przyjmując komunię duchowo: 
U twoich stóp, o mój Jezu”,
Kłaniam się i ofiarowuję pokutę mojemu bolesnemu skruszonemu sercu
w nicości i Twojej świętej obecności.
Uwielbiam Twojem  w Najświętszym Sakramencie Twoja miłościa,
chętnie przyjmę  w biednej sercu , którą oferuje.
Czekając na szczęście komunii sakramentalnej,
Chcę cię pragnac w duchu.
Przyjdź do mnie, o Jezu mój, na życie i na śmierć.
Niech wasza miłość rozpali całą moją istotę na całe życie i śmierć.
Wierzę w Ciebie, mam nadzieję w Tobie, kocham cię. Niech tak będzie. „

Ofiarowaliśmy sumę pieniędzy odpowiadającą wydatkom na paliwo w samochodach niewykorzystanych na „Fondation de l'Abbé Pierre”, który zajmuje się najbardziej potrzebującymi w mieszkaniu i żywności, i który uruchomił połączenie alarmowe z telewizją.
Nasz proboszcz i jego wicariusz pobłogosławili na Niedzielę Palmową w ich prezbiterium gałęzie bukszpanu, które zostaną rozdane parafianom.
Podzieliliśmy się Słowem Bożym, tak bogatym o tej porze roku, pocztą elektroniczną lub telefonicznie ze wszystkimi w naszych modlitwach i grupach modlitewnych, nieco ponad sześćdziesiąt osób. Wiele osób: sąsiedzi, znajomi, rodziny, siostry, regularnie przekazuja wiadodozci.
Każdego tygodnia pacjenci w Centrum Zdrowia Virieu otrzymywali wiadomości Nadziei wysłane przez Siostrę Françoise i jej zespół, którym nie udało się przybyć, aby przynieść komunię Swietą, a wspolnota  jednocześnie przygotowała dla pielegniarek ciasto czekoladowe, co oznacza nasze wsparcie.
To zamknięcie, nie tylko izolując nas, doprowadziło nas do kontaktu z mnóstwem ludzi i między wszystkimi zlązyło nas w komunię. To była RADOŚĆ Zmartwychwstania Chystusa.

vendredi 13 mars 2020

FETER 50 ANS DE NOTRE PRESENCE DANS CE CONTINENT

RETOUR EN AMERIQUE LATINE
POUR FETER 50 ANS DE NOTRE PRESENCE DANS CE CONTINENT 
C’est toujours avec une certaine appréhension que l’on revient sur ses pas. Même si j’ai eu la chance de revenir deux fois en trente ans d’absence sur ces lieux où j’ai vécu d´une part pendant quatre ans en ce qui concerne le Brésil et douze ans pour ce qui touche à l’Argentine, le motif particulier de cette visite invitait a une possible relecture d’un trajet de vie vécu avec d’autres dans des circonstances ecclésiales, politiques et économiques particulières.
Rencontrer des sœurs et des ami(e)s avec lesquels la distance dans l’espace et dans le temps n’a pas affecté les liens de fraternité et d’amitié nourrit l’action de grâces. Contempler la poursuite d’un service et d’une présence auprès des pauvres dans la simplicité d’une vie partagée renvoie à ces paroles bibliques: “Le grain semé en terre pousse et tu ne sais pas comment” “Autre est celui qui sème, autre est celui qui récolte”. “La semence jetée en terre doit mourir afin de porter du fruit”.
J’aurais souhaité que d’autres sœurs dont les traces sont toujours présentes puissent faire avec nous ce voyage de retour aux sources. Elles sont restées très présentes tout au long de ce périple dans ce continent que le pape Paul VI nomma en son temps comme le “continent de l’espérance”. Celles qui comme Hna Angela Golebiowska et Maria Di Iorio, Ana Gorska, Teresa Turek, nous ont accompagnées depuis la maison du Père et celles qui pour diverses raisons le firent depuis l’Europe ou elles sont retournées: Hnas Francesca Lepore, Krystyna Godlewska, Malogorzta Trzincska, Ana Tyra, Teresa Wach, Francizka Paluch, Ewa Raj, Gabriela Jankowska, Teresa Siedelska, Julia Madzejeiska. Toutes et chacune a sa manière ont laissé des traces (huellas) légères ou profondes que les vents forts et contradictoires de l’histoire n’ont pas réussis a faire disparaître.
La célébration et la fête du centenaire de la Congrégation couplée avec le cinquantenaire de notre présence sur ces terres australes dirent à leur manière bien latino-américaine la joie de la fraternité dans le respect des cultures et de la manière d’annoncer “ l’Amour du Cœur du Christ a tous les hommes” sans distinctions de langue, de peuple, de nationalité ou de culture.
La célébration eucharistique était précédée par un temps de réflexion à quatre voix sur la sainteté à partir de l’enseignement du Pape François, par le Père Carlos Otero, celle de notre Fondatrice, par Hna. Olga Caceres, celle très concrète de la responsable de Caritas dans le diocèse, et celle de la place de femme dans l’histoire et dans les collaborations de notre fondatrice, par Hna Jolanda Galka.
La participation des amis de tous les lieux où nous avons travaillés et travaillons à l’annonce de l’évangile était heureuse et bienvenue. La liturgie était simple, priante et joyeuse. Les chants animés par un groupe de musiciens expérimentés accentuaient avec la couleur locale le caractère festif de cette action de grâces.
 
Toute la célébration et le fête se déroulèrent à l’abri des arbres devenus déjà si hauts et si grands. Il y avait bien sûr de la musique, des danses folkloriques argentines, des “choripans” (saucisses grillées à la broche et servies dans un petit pain chaud), boissons a volonté car il faisait déjà très chaud et cela malgré l’heure avancée des festivités. Il fallait savoir regarder et se réjouir des retrouvailles avec des ami(e)s que certaines d’entre nous n’avaient pas revus depuis leur départ des différents lieux de leur mission. (“¿Hermanita me reconoce?) Tu me reconnais?

Bien sûr, le temps et la vie ont laissés leurs traces sur les visages et les corps, mais le sourire, la lumière d’un regard, la tendresse dans la voix et le débordement de l’amitié toujours intacte permettait de dire: “Mais tu n’as pas changé, tu es toujours le ou la même”. Les souvenirs, qui dans ces occasions, sont toujours les meilleurs, reviennent et renouvellent les rires, les cris, l’émotion, finalement le bonheur et la joie des retrouvailles.
Dans les deux jours qui ont suivis, les soeurs d´Argentine,de Bolivie qui parlent la même langue, ainsi que trois soeurs du Brésil dont Marisa, la supérieure centrale pour l´Amérique Latine nous ont fait partager leur assemblée annuelle. La présence de Notre Supérieure Génèrale Beata Mazur et celle de son assistente Teresa Iwan a permis aux soeurs de travailler en groupe, le premier jour, sur les quatre priorités retenues par notre chapitre géneral. Il fallait essayer de les comprendre dans le contexte particulier de ce pays et ensuite penser aux applications pratiques qui pourraient être mises em oeuvre. Le deuxième jour a été consacré a une relecture des moments importants de l´histoire de la congrégation surtout en Argentine avec un peu moins de souvenirs en ce qui concerne le Brésil car les soeurs présentes connaissaient peu ou pas du tout la genèse de l´arrivée des ursulines dans leur pays. 
C´est alors que l´on peut comprendre l´importance de l´écrit pour garder la mémoire vive de tant de rencontres, de circonstances et de situations qui ont fait notre histoire dans ce continent. Les soeurs avaient collés sur les murs 50 papiers blancs, chacun d’eux representant une année (depuis 1969 jusqu´a 2019), charge a chacune d´aller écrire un fait, un souvenir, une anecdote, une ouverture ou fermeture de communuaté, une arrivée ou un départ de l´une des soeurs, une entrée ou sortie de la congrégation, une situation politique délicate qui a pu engendré des lectures contrastées. Certaines ont pu, peut-être prendre conscience, que nous avons traversé des temps particulièrement difficiles pendant la dictature militaire et que les choix pastoraux ainsi que les implantations de communautés avaient été dictées par la fidélité au charisme de la congrégation, a la fidélité aux appels de la Conférence Latino américaine des évêques et des religieux. Le choix prioritaire de servir les pauvres dans une proximité de vie et un partage de leur état de marginalisation qui pouvait paraître vu d´Europe comme un danger se révèle aujourd´hui comme la manière la plus ajustée d´annoncer la bonne nouvelle d´un Dieu qui ne fait pas de différences mais qui indique une préférence pour les plus petits.
Le troisiéme jour nous avons réalisé comme a notre habitude un pélerinage au sanctuaire de Notre Dame de Lujan, vénérée par tout le peuple d´Argentine comme celle qui accompagne et console ce peuple aux milieux de toutes ses tribulations historiques.
 Les jours suivants nous avons pu visiter les lieux de travail et de vie de deux des soeurs de Merlo. Il s´agit de sr Jolanda et sr.Mirta qui accompagnent les comunautés chrétiennes des localité de El Cortijo et Pontevedra. Le choix d’accompagner une communauté chrétienne dans deux quartiers situés loin d’un centre comporte un ensemble de difficultés qu’il est difficile d’apprécier depuis un contexte radicalement différent. Nous avons pu visiter à en voiture et à pied “un assentameinto”. Il s’agit de familles venues, pour ce qui touche ce quartier, du Paraguay, pour trouver de meilleures conditions de travail. Elles apprennet que des terrain sont vacants (en général dans des lieux inondables), elles les envahissent en une nuit ou plusieurs jours, elles commencent à construire des cabanes précaires en espérant que le gouvernement plus tard pourra régulariser leur situation et leur donnera un titre de propriété. Les déplacements pour le travail quand ils en trouvent supposent parfois deux à trois heures matin et soir (entre marcher à pied, prendre le bus, prendre le train et encore un autre bus). La misère est partout présente, entre alcoolisme, drogue, prostitution, mais peut-on essayer de comprendre leur désarroi, leur humiliation dans un non-futur pour eux et leurs enfants. Et malgré tout nous avons rencontré des femmes dignes qui cherchent à garder la tête huate, à sauver leur famille et à faire en sorte que leur quartier puisse s’améliorer. Les soeurs sont auprès d’eux dans le même dénument at avec les mêmes espérances et parfosi désilusions. Pour ma part j’ai revécu dans ces visites de lointains souvenirs quand ces invasions de terains vacants avaient lei dans notre quatier de Merlo Norte il y a de cela maintenant plus de trente ans et nous demandions avec d’autres: “ Un terrain, un toit, un travail”.
Les jours suivants nous avons pu visiter les lieux de travail et de vie de deux des soeurs de Merlo. Il s´agit de sr Jolanda et sr.Mirta qui accompagnent les comunautés chrétiennes des localité de El Cortijo et Pontevedra. Le choix d’accompagner une communauté chrétienne dans deux quartiers situés loin d’un centre comporte un ensemble de difficultés qu’il est difficile d’apprécier depuis un contexte radicalement différent. Nous avons pu visiter à en voiture et à pied “un assentameinto”. Il s’agit de familles venues, pour ce qui touche ce quartier, du Paraguay, pour trouver de meilleures conditions de travail. Elles apprennet que des terrain sont vacants (en général dans des lieux inondables), elles les envahissent en une nuit ou plusieurs jours, elles commencent à construire des cabanes précaires en espérant que le gouvernement plus tard pourra régulariser leur situation et leur donnera un titre de propriété. Les déplacements pour le travail quand ils en trouvent supposent parfois deux à trois heures matin et soir (entre marcher à pied, prendre le bus, prendre le train et encore un autre bus). La misère est partout présente, entre alcoolisme, drogue, prostitution, mais peut-on essayer de comprendre leur désarroi, leur humiliation dans un non-futur pour eux et leurs enfants. Et malgré tout nous avons rencontré des femmes dignes qui cherchent à garder la tête huate, à sauver leur famille et à faire en sorte que leur quartier puisse s’améliorer. Les soeurs sont auprès d’eux dans le même dénument at avec les mêmes espérances et parfosi désilusions. Pour ma part j’ai revécu dans ces visites de lointains souvenirs quand ces invasions de terains vacants avaient lei dans notre quatier de Merlo Norte il y a de cela maintenant plus de trente ans et nous demandions avec d’autres: “ Un terrain, un toit, un travail”.

Et puis vint le moment du retour dans les communautés et celui de la visite de M Beata et Teresa dans les communuates de Las Hacheras et San Pedro de Jujuy.
Pour ma part, j´ai jugé plus prudent, connaissant les conditions climatiques et de déplacement du nord de l´Argentine de rester a Merlo et ainsi de pouvoir retrouver des personnes avec lesquelles nous avons colaboré, les enfants que nous avons contribué a éduquer ou a catéchisé, enfants qui sont devenus des mères, pères, grand-mères et grands pères et que je retrouvais avec beaucoup de joie.
Et puis vint le moment du retour dans les communautés et celui de la visite de M Beata et Teresa dans les communuates de Las Hacheras et San Pedro de Jujuy.
Pour ma part, j´ai jugé plus prudent, connaissant les conditions climatiques et de déplacement du nord de l´Argentine de rester a Merlo et ainsi de pouvoir retrouver des personnes avec lesquelles nous avons colaboré, les enfants que nous avons contribué a éduquer ou a catéchisé, enfants qui sont devenus des mères, pères, grand-mères et grands pères et que je retrouvais avec beaucoup de joie.
 
Des réunions improvisées chez l’une ou l’autre d’entre elles réunissaient tout les membres de la famille, des amies, ou de la communauté. Les souvenirs étaient évoqués dans les rires et la joie mais aussi dans la peine lors du partage de la vie avec ses accidents, ses séparations, ses maladies et ses morts imprévues. Mais en définitive il était bon et heureux de constater la continuité de la présence des soeurs de la communauté auprès d’une population que nous avons ainsi contribué à éduquer, mais aussi à garder unie grâce à la présence d’un Dieu Père, frère et ami, d’une Mère vénérée sous le vocable de Notre Dame de Lujan.
La visite aux communautés du Brésil représentait pour moi un enjeu différent. La première communauté ouverte en janvier 1970 n’existe plus, celle où j’ai travaillé 4 ans avant d’être transférée du Brésil en Argentine. Les liens se sont distendus, beaucoup de personnes sont mortes et les plus jeunes ont émigrés dans tout le Brésil.
Nous ne sommes donc pas allées dans cette partie du Brésil, ni dans les différents lieux où les soeurs ont travaillés durant 50 ans puisque de nombreuses communautés ouvertes ont été aussi fermées au cours de ce temps.
Même si je connais toutes les soeurs je n’ai vraiement vécu qu’avec 4 d’entre elles encore présentes à ce jour.Le joie des retrouvailles étaient cependant intacte.
Le Brésil a beaucoup évolué pendant ce demi-siècle. Les mouvements de population ont été et sont encore énormes car chacun cherche l’endroit du pays où il pourra subvenir aux besoins de sa famille, trouver du travail et s’installer en vue d’une vie plus digne.
J’ai été frappée par l’élan en avant du quartier (Vila Union) Il y a une dizaine d’année c’était encore un “asentamiento” avec les maisons faites de bric et de broc, sans les infrastructures nécessaires pour que la vie dans cette zone soit une vie normale. L’évolution est impressionante. Pratiquement toutes les rues sont goudronnées et les systèmes de voirie semble fonctionner normalement. Les cabanes sont devenues de petites maisons simples, parfois coquettes. Le travail des “cartonéros” (ceux qui ramassent les ordures de Curitiba pour les trier et les revendre) est devenu avec la réglementation de petites entreprises familiales de tri pour le recyclage, ce qui permet aux familles de gagner de quoi subvenir aux besoins de la famille.
Le jardin d’enfants construit avec l’aide du padre Onesto Costa et la congrégation vient d’être cédé à la Congrégation des Pères Rogacionistes qui depuis le début ont un grand centre d’éducation pour tous les enfants du quartier. Le manque de vocations et de soeurs ayant les compétences de poursuivre ce travail a demandé aux soeurs du Brésil de prévoir la pérénité de cette oeuvre en faveur des enfants les plus pauvres du quartier.
A Primavera do Leste le constat est le même. Une extension incroyable de la ville qui comptait 100 familles lors de l’arrivée de nos soeurs en 1985 et qui compte aujourd’hui environ 80.000 habitants. Avec le dévellopement de “l’agro-business” ( à savoir d’immenses “fazendas” où sont produit le coton, le soja et le maïs pour l’exportaion, la main d’oeuvre vient de tout de nord-est brésilien, s’installe d’abord dans des quartiers précaires et petit à petit voit évoluer les conditions de vie des familles. La quantité d’enfants est impressionante et le travail de nos soeurs ( 2 dans chacune des deux communautés) avec des équipes de laïcs et la collaboration de la municipalité laisse dans l’admiration et le questionnement. (Jusqu’à quand pourrons nous assurer un telle charge de travail avec si peu de soeurs?)
A Cuiaba et Varzea Grande, les deux communautés s’inscrivent dans un travail pastorale qui est celui que nous avons mené dès les commencements. Pastorale catéchétique et travail sociale avec les femmes et pour la promotion de la femme de ces quartiers éloignés des centres villes. L’explosion des différentes dénominations des petites églises issues de la Réforme ( évangéliques, pentecôtistes) ou même devenues des sectes reste un défi pour l’Eglise catholique qui navigue dans les paroisses entre la fidélité au Concile Vatican II et le retour eux modalités du concile de Trente ( au moins dans ses manifestations liturgiques). Fort heureusement la catéchèse demeure à la responsabilité des soeurs car les prêtres doivent subvenir à la charge de paroisses avec souvent 25 à 30 chapelles réparties dans tous les quartiers. “La moisson est vraiement très abondante et les ouvriers fort peu nombreux”. La recommendation du Seigneur Jésus de prier pour que des ouvriers s’engagent devient me semble-t-il un immense cri. Mais il y a aussi la joie de voir tant et tant de chrétiens pères etmères de famille engagés dans l’évangélisation des leurs. Cela appelle à une profonde action de grâces


Je ne suis pas allée en Bolivie avec Mère Beata, sr Teresa et sr Marisa mais je peux croire que la connaissance d’une nouvelle réalité, d’une culture andine bien distincte de celle du Brésil et de l’Argentine aura permis d’élargir l’espace de la tente sous la quelle s’abritent les ursulines en cette année de notre centenaire et de leur cinquentenaire.
Je rends grâces au Seigneur et remercie la Congrégation de m’avoir donné cette possibilité ( sûrement la dernière) de revoir une terre aimée, de retrouver des ami(e)s et des soeurs avec lesquels liens du coeur n’ont jamais été coupés.
Sr Marie Thé